Violents affrontements en Amazonie péruvienne Quelque 50 personnes ont péri depuis vendredi dans des heurts entre la police péruvienne et des tribus de l'Amazonie
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Les tribus, qui déplorent 30 morts dans ces violences, sont opposées à l'octroi de concessions à des compagnies minières étrangères dans la forêt équatoriale du nord du Pérou.Le gouvernement évoque 22 membres de la sécurité tués en deux jours. Ce bilan est le plus lourd depuis les derniers feux du conflit entre guérillas et Etat de 1980 à 2000.
Le conflit entre la guérilla maoïste, le Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA, guévariste) et les gouvernements péruviens successifs a fait 70.000 morts ou disparus entre 1980 et 2000.
Face à ce bain de sang, des voix nombreuses se sont élevées pour réclamer la démission du Premier ministre, Yehude Simon, un ancien militant de gauche auquel Alan Garcia a fait appel voici un an pour tenter d'éviter des troubles sociaux dans le pays. Ces violences, qui représentent la plus grave crise depuis l'arrivée au pouvoir du président Alan Garcia, soulignent les tensions entre les élites de Lima et le monde rural pauvre. Elles risquent de faire échouer les efforts du gouvernement pour ouvrir davantage le Pérou - en l'occurrence le secteur minier - aux investisseurs étrangers.
Le président Garcia s'en est pris aux protestataires, les accusant d'avoir attaqué leur propre pays, d'avoir agi comme des terroristes (ou revolutionnaire!), et il a laissé entendre qu'ils y avaient peut-être été incités par des étrangers. Alan Garcia passe pour un critique acerbe des régimes de gauche d'Amérique latine.
L'armée a imposé des couvre-feux, mais les milliers d'Indiens révoltés, armés de lances de bois, ont juré de maintenir leurs barrages routiers dans l'Amazonie si le gouvernement ne renonce pas à vouloir briser leur mouvement.
65 ethnies amazoniennes, soit des milliers d'Amérindiens, s'emploient depuis avril à bloquer routes et voies d'eau pour obtenir l'abrogation d'une série de lois adoptées l'an dernier pour encourager des compagnies étrangères à investir en Amazonie.
L'un des leaders du mouvement, Alberto Pizango, a dénoncé vendredi "un massacre commis par le gouvernement, dans le cadre d'un plan de cession des ressources naturelles aux entreprises étrangères qui inclut la privatisation de nos terres". Il est depuis entré en clandestinité et le président du pouvoir judiciaire, Javier Villa Stein, a lancé un mandat d'arrêt contre lui pour sédition, conspiration et rébellion.
ALAIN GARCIA C'EST UN CONNARD, QUI PREFERE TUER POUR DE L'ARGENT, QUE DE PERDRE SES VENTES DE TERRAINS, ET QUI MENACE LA POPULATION, CREE DES CONFLITS TERRITORIAUX ET PLUS DE PAUVRETE